Alors que la tension augmente entre Paris et Bamako, le Premier ministre du gouvernement malien, Choguel Kokalla Maïga, dans un discours prononcé, le lundi 7 février 2022, a tenu la France pour responsable de la Partition du Mali à travers son engagement militaire.
Pendant que Paris continue de soutenir les sanctions imposé au Mali par la Cédéao (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest), depuis le 9 janvier. les autorités maliennes accusent la France, ex-puissance coloniale, d’avoir instrumentalisé la Cédéao.
L’objectif est “de nous présenter comme un paria, avec l’objectif inavoué et inavouable à court terme d’asphyxier l’économie afin d’aboutir pour le compte de qui l’on sait et par procuration à la déstabilisation et au renversement des institutions de la transition”, a déclaré M. Maïga.
Dans un contexte où leur légitimité est de plus en plus contesté, ils sont accusé d’avoir déployer des mercenaires russes dans le pays,
par plusieurs plusieurs pays européens dont la France et auxquels s’ajoutent le Canada et les États-Unis. Des allégations catégoriquement rejetées par les autorités maliennes de transition, qui dénoncent une campagne de dénigrement du Mali et affirme que les combattants russes ne sont pas des mercenaires mais des soldats présents sur la base d’une coopération entre le Mali et la Russie.
Mais lundi, le président russe Vladimir Poutine a contredit cette information en démentant tout lien entre les mercenaires et l’État russe. « Concernant le Mali, M. le Président (Emmanuel Macron) a soulevé cette question à plusieurs reprises, nous en avons discuté et M. le Président connaît notre position : le gouvernement russe, l’État russe n’a rien à voir avec ces entreprises qui opèrent au Mali », a t-il indiqué lors d’une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron.
À rappeler que ces tensions entre le Mali et la France dure depuis plusieurs mois et à conduit à la décision du Mali de cesser toute relation diplomatique avec la France, suite à des jugées ” hostiles et outrageux”du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, tenus récemment à l’égard des Autorités maliennes.