Nous voici en 2026. Notre pays peine à respirer, étouffé sous les rudes assauts d’une insécurité redoutable. Les rues, jadis pleines de vie, portent désormais le poids de la peur. L’avenir semble parfois se voiler d’un horizon incertain, et pourtant… les souhaits et les rêves abondent.
Nous rêvons d’un pays où il fait bon vivre, d’un espace où nos enfants respirent librement, où l’air n’est plus chargé de menaces mais de promesses. Il est grand temps de repenser notre vision de l’État, de dépasser les querelles mesquines qui gangrènent notre quotidien, et de tourner nos regards vers l’avenir de nos enfants, vers l’image d’un peuple qui ne doit pas se salir davantage.
Il est temps de sortir de cette situation alarmante, dans laquelle notre patrie s’enlise depuis trop longtemps. Les héros de Vertières ont joué leur rôle : ils nous ont légué une terre, une dignité, une histoire. À nous maintenant de préserver cette patrie, de la porter haut, de la défendre avec courage.
Que les politiciens véreux soient écartés de la marche vers le progrès. Que l’éducation devienne notre guide infaillible, la lumière qui nous conduira vers des jours heureux. Car tout n’est pas perdu.
Nous avons une sélection nationale de football à encourager, des écrivains dont la plume conquiert des prix internationaux, des artistes dont les couleurs et les rythmes racontent notre âme. Nous avons une culture à valoriser, un art à célébrer, une identité à protéger.
Mais au-delà du sport, de la littérature et des arts, nous avons surtout une jeunesse ardente, qui refuse de se résigner à l’ombre. Cette jeunesse est notre flambeau, notre promesse de lendemains meilleurs. Elle réclame des écoles ouvertes, des bibliothèques vivantes, des espaces où l’imagination peut fleurir.
Nous devons lui offrir des routes sûres, des institutions solides, et des rêves à la hauteur de son courage. Car un peuple qui n’investit pas dans ses enfants se condamne à répéter ses erreurs.
Alors, unissons-nous pour un lendemain meilleur. Que nos voix s’élèvent comme un chant, que nos pas résonnent comme une marche vers la dignité retrouvée. Que nos mains se joignent pour bâtir, et que nos cœurs s’accordent pour espérer.
Grenadiers à l’assaut ! Car l’avenir, malgré les ombres, nous appartient encore.
Valery Gerome
Caricature:Francisco Silva