Actualité 22/06/2026

Quand le tiki-taka de l’Espagne domine sans bruit

Le Joga Bonito lui répond : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur le catenaccio, le gegenpressing, le kick and rush, et même sur le football total. » Ce dimanche 21 juin,

Par admin Publié le 22/06/2026 à 18:53
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Le Joga Bonito lui répond : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur le catenaccio, le gegenpressing, le kick and rush, et même sur le football total. »

Ce dimanche 21 juin, l’équipe d’Espagne a cartonné face à l’Arabie Saoudite : 4 0. Une victoire nette, comme pour « remettre les pendules à l’heure » et rappeler à tous qu’elle demeure la favorite numéro un de cette Coupe du monde FIFA 2026.

Parfois, une culture vous condamne. L’image qu’on a de vous devient une définition gravée dans la pierre. Djakout chantait Refleksyon, pour dénoncer les horreurs de l’humanité, mais on reconnaissait surtout le groupe à son compas « Mamane rabòday ». De même, King Posse dénonçait la prolifération des armes avec Zam sou ou, mais le public retenait surtout sa philosophie carnavalesque.

Il en va ainsi du football espagnol, assis depuis 2008 sur le trône du football mondial. Il suffit de parcourir son palmarès, toutes catégories confondues, pour mesurer son emprise. Pourtant, il lui manque ce côté spectaculaire, ce « show off » qui faisait la magie du football brésilien. Avant, on parlait de « football champagne » : un jeu de passes au sol, rythmé comme un tango, où la maîtrise du ballon était essentielle pour exister en Liga.

Jusqu’en 2007, la sélection espagnole ne comptait qu’un titre européen (1964), une médaille d’or olympique (1992) et un seul Ballon d’or (Luis Suárez, 1960). Mais depuis 2008, elle part presque toujours favorite dans chaque compétition : Euro, Ligue des Nations, JO ou Mondial.
Quand le Brésil, pays du roi, n’est plus là pour illuminer la planète de son football créatif et joyeux, la nature comble le vide. L’Espagne impose alors son style : un mouvement continu du ballon, une série de passes rapides, une stratégie de possession. Un jeu parfois jugé stérile ou stéréotypé, mais qui gagne, et qui domine.
La question demeure : comment ce jeu de passes, si décrié, parvient il à s’imposer au sommet du football mondial ?
Je vous développe cela dans ma prochaine sortie.

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