Dans son combat contre l’endométriose, Sylvie en est déjà à sa 12e fausse couche

Invitée à “Carel in the Morning” Sylvie Jean Lavallée a fait le point sur ce combat auquel elle s’est livrée depuis tantôt 6 ans, qui est celui contre l’endométriose. Souffrant elle-même de la maladie, elle lance pour la 3e fois une campagne contre l’endométriose, qui est le lot de plusieurs femmes.

2016, l’année choc pour Sylvie. Cette année où elle a eu sa 3e fausse couche, et où il lui a été révélé qu’elle souffrait en effet d’endométriose. C’est une maladie où les tissus qui tapissent normalement l’utérus se développent en dehors de ce dernier. Dans le cas d’une endométriose, les tissus peuvent se trouver sur les ovaires, les trompes de Fallope ou les intestins.

Elle cause de terribles douleurs lors des règles, et bien sûr, empêche une grossesse à terme.

Sylvie a commencé sa campagne avec son ouvrage titré “En t’attendant…Mon combat contre l’endométriose ” en 2019. Le livre a été en signature à Livres en Folie de la même année et a fait recette. Une année où Sylvie en a profité pour informer de la maladie, aider d’autres femmes à prendre conscience qu’elles en souffrent, afin de permettre une prise en charge à plus grande échelle. Elle a officiellement lancé la campagne le 13 mai 2020.

En 2021, à cause de la COVID-19,  la campagne a eu lieu à distance. Cette année, le focus sera mis sur le soutien de l’entourage de celles qui souffrent de l’endométriose.

En effef, dans son intervention, Sylvie a souligné le fait que l’endométriose ne se guérit pas. Il n’y a pas de traitement définitif pour la maladie. On peut se faire opérer, pour un soulagement temporaire, mais aussi on peut pratiquer la ménopause artificielle. Une opération qui consiste à bloquer les règles pour un temps, afin d’atténuer la souffrance.

Etre atteinte d’endométriose est un combat pour l’éternité: un combat contre des douleurs répétitives, contre les fausses couches, mais aussi contre les charges mentales que cela peut entraîner.  C’est pourquoi il faut un entourage compréhensif.

Sylvie en a profité pour remercier son mari pour son soutien. Elle est déjà à sa 12e fausse couche et son mari vit son combat avec elle. Elle souhaite à toutes les femmes d’avoir un entourage aussi sain.

S’il est vrai que l’endométriose est une lutte perpétuelle, il y a cependant une lueur d’espoir. Il existe à présent un test de dépistage de la maladie. L’Endotest. Il est salivaire comme pour la COVID-19, et selon sylvie, c’est un grand pas dans la prise en charge de l’endométriose. Avant, il fallait atrendre 7 à 10 ans pour un diagnostic.

A noter que dès qu’une fille a ses premières règles, elle peut se faire dépister.

Darline Honoré

Darline Honoré

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