Deux journées de manifestation réussie pour les organisations “Le Sud Kanpe” et “Blòk Jènes Sid”

Plusieurs centaines de personnes de la population de la ville des Cayes ont foulé le macadam, le dimanche 27 et lundi 28 mars mars 2022, pour dénoncer le phénomène de l’insécurité qui fait rage dans le pays. Au cours de cette marche pacifique des hommes politique comme Eric Jean Baptiste propriétaire de père éternel loto et Arnel Bélizaire ont eux aussi pris part à ce soulèvement qui devait se faire à travers les dix département d’Haïti.

Des pancartes avec des slogans ont été érigés, des parents sont venu de partout de ladite ville pour revendiquer le droit à la sécurité nationale. ‘’Aba movèz gouvènans, fok sa chanje, fòk matisan debloke’’, tels ont été les différents griefs des manifestants. “La misère, le chômage et la mauvaise gouvernance nous empêche de vivre et de respirer’’, “nou pa kapab ankò’’… “Nous sommes bloqués ici il y a plusieurs mois, le gouvernement ferme ses yeux sur tout ce qui se passe dans le pays. Ils en ont même profité pour se forger de nouveaux moyens pour se faire de l’argent”, rapporte l’un des participants, déclarant que le gouvernement détient des compagnies aériennes.

En effet, alors que la population peine à se rendre dans les provinces à risque à cause de la situation de Martissant, le gouvernement n’en a cure. “IL faut que cela cesse, matisan dwe debloke’’ s’exclame avec colère un des participants.

Si pour les politiciens tout va bien, l’insécurité et le chômage ne veulent rien dire pour eux, le peuple en souffre beaucoup. C’est le cas d’un jeune diplômé en administration, conscient de la précarité, ce dernier fait appel à une prise de conscience des dirigeants d’Haïti. “Depi plizyè ane mwen ak diplòm mwen nan men m; m pa janm jwenn travay, m chèche m paka jwenn”.

D’un autre côté, Eric Jean Baptiste se dit prêt pour un demain meilleur pour Haïti. Chéri par la population, l’entrepreneur et politicien revendique sa douleur envers la noirceur de l’insécurité ‘’ nou pa gen lòt tè ke ayiti, ensekirite a, frape nou tout, kidnapin ak bloke lari se 2 eleman majè ki rann nou ap soufri jounen jodi a; je demande à la jeunesse de se servir de cette rage pour le changement d’Haïti”.

Valery Gerome

Valery Gerome

Rédacteur en chef Wosinyol Info .

Read Previous

Pari tenu pour la 2e édition de la Foire régionale EPA

Read Next

Gilbert Houngbo, est le premier africain élu 11ème directeur général de l’organisation internationale du travail

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Most Popular