Tôt cette semaine, le chargé d’affaires sur la question d’Haïti envoyé par les États-Unis, Kenneth Merten, a mis hors du jeu le président du sénat de la République, Joseph Lambert dans son ambition du fauteuil présidentiel depuis la mort de Jovenel Moïse.
Toujours dans la difficulté de trouver une solution à la crise haïtienne, Kenneth Merten ne mâche pas ses mots en ce qui concerne la situation de l’exécutif du pays. Il n’est pas même au courant d’une possibilité existante pour un président du grand corps dirige le pays comme président.
Le chargé d’affaires déclare : « Je ne suis pas au courant des options constitutionnelles existantes pour que le Président du Sénat devienne Président de la République dans une telle situation. Il y a une possibilité qu’un premier ministre nommé reste pour diriger l’administration publique. Haïti se retrouve dans une situation difficile, sans Parlement, le premier ministre n’a pas eu la bénédiction des parlementaires. Le premier ministre a été choisi par le Président Moise, je le sais et tout le monde le sait ».
Avec cette déclaration, Kenneth Merten renforce la position de soutien de l’administration Biden au premier ministre Ariel Henry. Joseph Lambert qui, dans ses démarches ne visent que le palais national a été mis hors-jeu par le chargé d’affaires lorsqu’il déclare : « Il n’est écrit nulle part dans la constitution que le Président du Sénat doit être Président de la République ».