Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre…
Manger à satiété est probablement l’une des plus grandes énigmes pour les pauvres. Les moyens ou la qualité de ce qu’ils consomment laissent planer un doute sur les bienfaits pour leur santé. Au sens figuré, la vie elle-même ne cesse de se nourrir de nos maux (mort, souffrance, pleurs, blessures, sang versé…), mais elle ne semble jamais rassasiée. Peut-être est-ce dû à un poids trop lourd ou à une « vitamine » manquante dans l’assiette.
Rapport à sens unique
« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20, 35).
Tout a un sens, tout est utile. Dans les légendes et mythologies (Égypte, Grèce, Rome, Afrique-Haïti, Amérindiens…), il existe un dieu pour chaque chose. Alors, sous un angle anthropomorphique, on peut se demander : de quoi se nourrissent les dieux ?
En reprenant la maxime de Lavoisier : « Rien ne se perd, tout se transforme », je crois qu’aucune souffrance, aucun cri, aucune goutte de sang versée sur cette terre ne reste inutile. Tout semble servir les dieux. La Bible elle-même montre combien de génocides furent perpétrés par le Dieu d’Israël, que je considère aussi comme l’Éternel.
Alors, pourquoi la vie sur terre doit-elle nourrir les dieux, tandis que l’inverse ne paraît jamais se produire ?
La vie est matière et spirituelle
Je ne suis pas contre ceux qui refusent de croire que la vie ou le cosmos a un créateur. Mais au XXIᵉ siècle, les explications scientifiques avancées pour contrecarrer cette croyance ne satisfont pas un esprit réellement éveillé.
D’après mes lectures, observations et réflexions, la vie sur terre ressemble à un roman énigmatique en cours, dont l’auteur — Dieu, l’Éternel — semble écrire à sa manière. Le film Les Dieux d’Égypte illustre bien cette idée, en montrant des duels entre dieux, parfois au détriment du bonheur des humains.
Comme le chante M. Pokora dans Merci d’être là : « Ce ne sont pas les hommes qui mènent le monde ».
Existe-t-il toujours un antidote pour chaque virus ?
Je crains que certains virus n’aient pas encore trouvé leur antidote. Pourtant, la Bible montre des tentatives humaines pour faire face à l’Éternel.
Genèse 11 (Louis Segond) raconte l’histoire de la tour de Babel :
Un peuple uni, parlant une seule langue, voulut bâtir une ville et une tour dont le sommet toucherait le ciel, afin de ne plus être dispersé. L’Éternel descendit, vit leur projet et dit : « Rien ne les empêcherait de réaliser ce qu’ils ont entrepris ».
C’était une réponse humaine au déluge : ne plus mourir sous les eaux venues du ciel.
Liberté ou la mort
Comme l’ont crié les esclaves de Saint-Domingue : « Liberté ou la mort ». Les humains ne devraient-ils pas s’unir pour protester contre une vie faite de guerres, crimes, douleurs, maladies et mort, qui semblent nourrir un Dieu éternel refusant de mourir pour devenir un Dieu humain, capable de gérer la vie autrement ?
Comme le chante Kebert Bastien (KEB) : « Si w pa ka Bondye f on poze ».
Protester ou rester passif ?
Devons-nous aller jusqu’à la proposition des Dix hommes noirs d’Etzer Vilaire, ou rester égoïstes, laissant la mort et les tumultes nous dévorer ?
Martin Niemöller l’a exprimé ainsi :
- Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste.
- Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
- Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
- Puis, ils sont venus me chercher. Et il ne restait personne pour protester.
BWAPIWO
Credit photo:Cette image montre une scène de la pièce de théâtre controversée de Romeo Castellucci, intitulée Sur le concept du visage du fils de Dieu.