« Haïti face à son destin : liberté ou chaos? »

Quarante ans après la chute de la dictature des Duvalier, Haïti peine toujours à trouver sa stabilité sociopolitique. Le rêve d’un pays libéré de la peur et de l’oppression s’est transformé en une longue traversée marquée par l’instabilité, la pauvreté et la violence. L’inhumanité fait rage dans les rues, et la misère semble devenue le quotidien d’une majorité.

Cette situation interroge : comment un peuple qui a su briser les chaînes de l’esclavage et proclamer son indépendance peut-il rester prisonnier de crises répétées ? Les promesses de démocratie et de justice sociale se sont trop souvent heurtées à la corruption, aux luttes de pouvoir et aux ingérences extérieures.

La philosophie politique, qui devrait guider les choix collectifs, s’est perdue dans les calculs partisans.
Le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT) doit être un signal fort. Il doit motiver les Haïtiens à se lancer dans le combat pour être réellement libres. Le Premier ministre, Alix D. Fils-Aimé, doit éviter l’erreur d’Ariel Henry : ne pas faire la sourde oreille aux revendications populaires ni aux vrais besoins de la nation. Il doit surtout saisir l’occasion de se battre véritablement contre l’insécurité, ce fléau qui ronge la société et empêche toute perspective de stabilité.

La question demeure : à quand une issue pour ce peuple qui végète dans la misère ? La réponse ne viendra ni d’un sauveur providentiel ni d’une force extérieure, mais d’une refondation intérieure. Haïti doit retrouver la force de penser son avenir et de bâtir une société où la dignité humaine ne sera plus un luxe, mais une évidence.

Valery Gerome

Valery Gerome

Rédacteur en chef Wosinyol Info .

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