Depuis 1988, le 20 mars est consacré Journée mondiale de la Francophonie. Cette grande fête célèbre la langue et la culture française à travers les publics francophones et francophiles, soit environ 300 millions de locuteurs réunis sous la coupole de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), regroupant 88 États et gouvernements partageant cette philosophie.
Cette année, la Direction nationale du livre (DNL), dirigée par monsieur Ernst Saint Louis – affectueusement surnommé papa CLAC, pour avoir été le témoin de la naissance de cette dite structure culture et ludique; affiche une énergie renouvelée.
Le samedi 14 mars 2026, Haïti, à travers les Centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) et les bibliothèques municipales, s’est mise au diapason pour le traditionnel concours de dictée. L’exercice s’est appuyé sur un extrait du texte ” Adriana dans tous mes rêves” de l’excellentissime – René Depestre, dont le centenaire est célébré cette année sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC).

Plus de 500 élèves issus de diverses communes du pays ont pris part à cette dictée, destinée à tester leur intelligence et leur capacité à écrire correctement la langue de Molière. Le thème retenu pour la Quinzaine de cette année est :
« Génération paix – Quand la jeunesse francophone trace l’avenir ».
Un appel à la conscience et à l’engagement des jeunes, les invitant à marcher dans les pas d’un René Depestre engagé, tant sur le plan politique que littéraire, à cette periode de sa vie.
Dans les coulisses, il se murmure que l’OIF n’a pas disposé cette année des moyens financiers habituels pour soutenir les activités de la Quinzaine. Pourtant, la DNL a choisi d’étendre son calendrier sur un mois entier, dédié à cette célébration. Comment y parvenir si l’OIF elle-même est en panne de ressources ? La réponse tient dans une phrase inspirante qui anime le directeur général :
« Pa gen kanpe… »
Depuis sa nomination en mai 2025, monsieur Saint Louis ne cesse de faire briller de mille feux cette institution étatique, mandatée pour promouvoir le livre et la lecture sur tout le territoire national. Parviendra-t-il à maintenir ce rythme durant tout son quinquennat ?
Une chose est certaine : la DNL est l’une des rares institutions de l’État, en cette période de transition, dont la population, en particulier les acteurs du monde du livre et de la culture, ne se plaint ni ne reproche à son titulaire une mauvaise gestion des fonds publics alloués à sa mission.
Lucia Jean