Le vendredi 20 mars 2026, Haïti a célébré la Journée internationale de la Francophonie à l’hôtel Montana, dans la salle Frank. Cette cérémonie marquait la clôture officielle de la quinzaine de la Francophonie, organisée par les ministères de la Culture et des Affaires étrangères, en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). L’événement s’inscrivait dans une dynamique de valorisation de la langue française, tout en mettant en avant les valeurs de paix et de solidarité portées par la francophonie.
Dès l’arrivée, les invités ont été accueillis par la Direction Nationale du Livre (DNL), qui avait préparé une exposition consacrée à trois grandes figures de la francophonie : René Depestre, Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Cette exposition visait à rappeler l’apport majeur de ces écrivains et hommes politiques à la culture francophone. L’école de musique Harmonie a ensuite accompagné l’événement par des prestations musicales, créant une atmosphère conviviale et artistique. Malgré un ciel maussade, le public était nombreux et élégant, donnant à la cérémonie une allure prestigieuse.
Le thème retenu pour cette édition était “Génération Paix ?”,
une interrogation sur l’avenir des jeunes générations face aux tensions mondiales. La cérémonie a débuté par les propos de bienvenue de Paul Villefranche, suivis de l’hymne national interprété par Nahomie Denis.
Le message de la Secrétaire générale de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo, n’a malheureusement pas pu être diffusé à cause d’un problème technique. Emmanuel V. Adjovi, haut fonctionnaire de l’OIF en Haïti, non figuré dans la programmation du jour, a pris la parole pour rappeler l’importance de la paix et de la coopération internationale dans un monde marqué par les conflits.

Le ministre de la Culture, empêché, a été remplacé par son chef de cabinet, Wilson Paulemond. Un montage artistique a ensuite été présenté : lectures de textes de René Depestre et Marc Exavier par Kenny Laguerre et Jennifer Clairin, accompagnées des voix de Landie et Nahomie. La troupe Haïti Tchaka Dance a offert des numéros de danse paysanne, ajoutant une dimension folklorique et authentique à la cérémonie. Ces prestations ont permis de mettre en valeur la richesse culturelle haïtienne et son inscription dans l’espace francophone.
Deux personnalités ont été honorées : Marc Exavier, porte-drapeau de la campagne – Mete liv nan lekòl yo, et Valeska Maurice, dite Manbo Yaya, militante culturelle et religieuse. Les hommages ont été accompagnés de plaidoyers en faveur de la création de bibliothèques dans tout le pays, afin que l’école cesse de fonctionner sans livres disponibles. Marc Exavier a insisté sur la nécessité de donner aux enfants des milieux ruraux les mêmes opportunités de formation que lui, tandis que Manbo Yaya a dénoncé certaines absurdités liées aux croyances populaires. Ces interventions ont souligné l’importance de l’accès à la lecture et à la culture pour le développement du pays.
La cérémonie s’est clôturée par des remerciements et une animation musicale du groupe Diapason, accompagnant le repas. Toutefois, l’organisation du repas a été jugée peu pratique, avec de longues files d’attente.
Par ailleur, sur l’autre bord, les résultats partiels du tirage des directeurs généraux ont commencé à circuler dès la fin de la cérémonie à Montana, suscitant émotions et débats parmi les participants. En dépit de quelques imprévus, comme le fait de tenir des personnalités nationales et internationales debouts pendant environ une trentaine de minutes, pour écouter les mots de remerciement des récipiendaires… l’événement a été riche en contenu culturel et symbolique. Il a rappelé l’importance de la francophonie comme espace de dialogue et de paix, tout en mettant en lumière les défis persistants liés à l’éducation et à l’accès aux livres en Haïti.
Concernant la rencontre au palais national, le conseil des ministres, pour effectuer des changements parmi des dirigeants dans l’ administration publique… Les résultats obtenus serviront ils « À bon escient » la république bicolor ?