Actualité 28/10/2026

Ballon d’Or 2025-2026 : une honte pour tenter d’enlever une honte

Lamine Yamal aurait dû être Ballon d’Or 2026. Vinicius Junior a déjà été échaudé par le sacre de Rodri. Aujourd’hui, en ignorant Yamal, les instances prennent le risque d’éjecter définitivement la beauté, l’étonnement et le frisson qui font le charme unique de ce jeu, faveur

Par BWA PIWO Publié le 28/10/2026 à 09:46
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Lamine Yamal aurait dû être Ballon d’Or 2026. Vinicius Junior a déjà été échaudé par le sacre de Rodri. Aujourd’hui, en ignorant Yamal, les instances prennent le risque d’éjecter définitivement la beauté, l’étonnement et le frisson qui font le charme unique de ce jeu, faveur géopolitique au détriment de la vérité du terrain. Car pendant que l’on pansait les plaies de l’ego britannique, le football, le vrai, a été sacrifié. Celui qui refuse d’être une simple activité militaire, une course athlétique pour “ânes sans âme” obsédés par les mathématiques des buts. Depuis la chute de Ronaldinho, le dépositaire de la magie pure, et le départ de Neymar vers des projets financiers destructeurs, le foot mondial est en ovale, en manque de sucre et de pluie d’étoiles.
Le London Palladium Theatre a vibré ce lundi soir au rythme d’une consécration attendue par tout un peuple, mais profondément contestée par les puristes du football. En décernant le Ballon d’Or 2026 à Harry Kane, le jury n’a pas seulement récompensé un buteur prolifique ; il a validé une mise en scène politique et géopolitique qui laisse un goût amère à ceux pour qui le football reste un art.


Il ne s’agit pas ici de juger la valeur intrinsèque de Harry Kane. L’attaquant anglais est un modèle d’altruisme, un joueur polyvalent et un finisseur d’exception qui mérite amplement de figurer au sommet des nominations mondiales. Ce que nous jugeons, c’est le cynisme d’une politique de localisation et une diplomatie des instances qui s’apparentent à un lot de consolation historique. Organiser la 70e cérémonie anniversaire de France Football à Londres pour y couronner, comme par hasard, le capitaine des Three Lions, ressemble à une manœuvre grossière pour essuyer l’opprobre d’un pays en crise de légitimité internationale.
L’Angleterre se gargarise d’avoir inventé ce jeu. Pourtant, elle reste désespérément incapable de remporter une Coupe du monde moderne ou d’imposer sa suprématie collective. Privée du Graal individuel depuis le sacre de Michael Owen en 2001, la patrie du football semblait condamnée à pleurer ses échecs répétés. En délocalisant la cérémonie à domicile pour offrir ce trophée à Kane, le monde du football semble avoir agi par pitié, orchestrant une faveur géopolitique au détriment de la vérité du terrain.


Yamal aurait dû être Ballon d’Or 2026. Pour trois raisons fondamentales qui relèvent de la justice sportive :
• Premièrement, il incarne cette résistance de l’art contre la robotisation. À seulement 19 ans, il possède ce zeste de magie indéfinissable, cette audace de la rue capable de transformer un dribble manqué contre Galatasaray en passe décisive pour Anthony Gordon, ou de foudroyer la Croatie d’une frappe chirurgicale en Ligue des Nations. Les robots calculent, Yamal invente.
• Deuxièmement, il est le général en chef du football mondial actuel. Champion de Liga, meilleur joueur et meilleur passeur, il a porté le poids de la sélection espagnole, championne du monde en titre. Si l’Espagne avait échoué, tout le fardeau de la défaite aurait pesé sur ses jeunes épaules. Pourquoi lui imposer la responsabilité maximale des adultes si c’est pour lui refuser les lauriers de la victoire ? Comme Messi au Barça en 2015 face à la Juventus, le Ballon d’Or doit revenir au commandant qui ramène le résultat, pas à un joueur de statistiques domestiques.
• Enfin, son tableau de chasse à 19 ans défie les lois de la précocité. Champion d’Europe, champion du monde, double vainqueur de son championnat en terrassant directement ses rivaux d’aujourd’hui (Vinicius, Mbappé) et d’hier (Messi, Cristiano Ronaldo). Que lui demander de plus ? Exiger une “continuité” bureaucratique face à un adolescent qui a déjà tout conquis est une hérésie. Si un malheur brisait sa carrière demain, le musée du football retiendrait l’injustice d’une instance qui a préféré le cynisme des chiffres à la célébration d’un génie précoce.
Yamal a encore des choses à améliorer et à prouver, il n’est pas encore Pelé, Maradona ou Zidane. Pour redonner ses lettres de noblesse à ce sport, le jury aurait dû acter le seul classement dicté par la vérité du terrain et de la poésie :

  1. Lamine Yamal
  2. Kylian Mbappé
  3. Lionel Messi
  4. Michael Olise
  5. Rodri
  6. Fabián Ruiz
  7. Khvicha Kvaratskhelia (le magicien du PSG, MVP de la Ligue des Champions)
  8. Harry Kane
  9. David Raya
  10. Pau Cubarsí

Mais en choisissant de laver la honte historique de l’Angleterre à Londres plutôt que de couronner le roi légitime de la planète foot, le Ballon d’Or s’est infligé sa propre honte. Celle d’avoir préféré la pitié politique à la magie du terrain.
Il ne reste plus qu’à souhaiter à la FIFA, à l’UEFA et surtout à ce jury farouche d’ouvrir les yeux et de prier. Qu’ils prient pour ne pas perdre Lamine Yamal sous le poids d’une crisis de découragement similaire à celle qui tourmente Vinicius Junior depuis son rendez-vous manqué avec l’histoire. Si ce gamin venait à perdre sa joie et sa spontanéité, ces instances devront assumer l’entière responsabilité d’avoir définitivement plongé ce jeu dans la mascarade. Elles auront prouvé que leur vision mercantile et bureaucratique assèche l’eau des plantes créatrices, de la même manière que le capitalisme a tari les sources brésiliennes qui nous offraient jadis des joueurs célestes.

CP:page facebook ballon d’or

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